Le nouvel outsourcing aux yeux du COO de Proxym

Le nouvel outsourcing aux yeux du COO de Proxym

Dans ce billet de blog nous nous intéressons au poste de COO (Chief Operations Officer) occupé par notre collègue Hamdi Boujneh.

Hamdi, de par son rôle transversal a choisi de partager son point de vue et son analyse sur ce qui se passe aujourd’hui sur la scène du numérique en général et sur le marché d’externalisation en particulier.
Un regard réaliste, sobre et très factuel sur la situation actuelle!

Parlez nous de votre rôle en tant que COO à Proxym!

Alors le COO c’est un peu le poste fourre-tout où l’on peut avoir des responsabilités diverses et variées qui ne sont pas forcément susceptibles d’être regroupées de première vue.
Je joue à la fois le rôle de :
– Planificateur: J’interviens dans l’affectation des ressources pour chaque projet ainsi que dans la détermination de la durée totale du projet ainsi que celle de chaque phase.
Médiateur: J’assure le relais d’informations en interne entre les différents intervenants et les maillons constitutifs du projet (depuis le pre-sales et jusqu’à la livraison)
Arbitre: En cas de conflit j’interviens pour remettre de l’ordre dans les priorités des projets: le seul
Un grand supporteur: Je suis un supporteur fanatique de nos talents et de leurs réalisations et j’aimerais bien passer plus de temps à les supporter car ce n’est jamais assez.

Contrairement à ce que l’on pense, gérer les opérations nécessite un grand travail de lutte pour ne pas être pris sous l’emprise d’un cercle vicieux qui nous empêcherait de voir au delà des projets en cours ou des objectifs du mois, et de le transformer plutôt en un cercle vertueux ou l’on apprend tous les jours et on transmet ces enseignements pour créer une sorte de dynamique bien rodée.

“De voir la planète, de voir sa fragilité, de prendre du recul, cela permet de l’apprécier. On n’a pas conscience à quel point l’atmosphère c’est mince (…)”

C’est ce que disait Thomas Pesquet après le retour de sa mission scientifique dans l’espace, qui pour l’anecdote s’appellait Proxima“. Il n’a pas était épargné de “l’overview effect” ou le choc de la vue entière de la terre.

Oui c’est choquant. Et il faut être secoué pour prendre conscience des choses. et c’est pour cela que je souhaite renouveler à notre échelle cet “overview effect”!-Hamdi Boujnah

Nous organisons des sessions pour adresser l’état des lieux comprendre les tendances de marché et régler notre boussole. à la différence de l’informatique qui était sous l’emprise du DSI, le digital est l’affaire de tous et c’est pour cette raison que tout le monde participe dans ces ateliers et on récupère le feedback de tous les départements pour préserver notre ADN mutant.

à lire aussi : http://www.proxym-group.com/insights/quoi-ressemble-une-entreprise-digital-first/

La composante RH dans mon travail est différente de celle assurée par une main de maître par notre DRH dans la mesure où j’interviens dans l’affectation des ressources , la détection des besoins de recrutement dans un tel domaine de compétences et toujours en rapport avec les projets actuels et l’orientation de l’entreprise sur le plan stratégique pour éviter le gap de compétences dont souffrent les entreprises en ce moment.

Il y a une grande transformation qui est en train d’avoir lieu dans le marché de l’externalisation, comment décririez vous le marché de votre point de vue ?

Vous avez bien fait de choisir le mot transformation car c’en est bien une. A l’encontre à ce que disent les alarmistes en l’appelant “une fissure”, ou “une rupture”.

Tous les secteurs sont en train de se transformer, et l’outsourcing n’a pas été épargné.
D’ailleurs selon les chiffres le marché mondial d’externalisation mondial pèsera plus de 409 milliars $ à l’horizon de 2022.
Les années 2000 ont été marquées par la vague des des CRM et de l’informatique. Les projets étaient lourds et consistaient à informatiser le cœur du métier. Il y a eu une vague d’externalisation. Ces projets qui se voulaient ponctuels, n’ont pas cessé d’évoluer et pour pouvoir s’intégrer et s’ouvrir à des applications tierces et nécessitent aussi une maintenance continue.
L’avènement du digital a bouleversé cet ordre. Ces « Legacy systems » aussi compliqués qu’ils soient fonctionnent correctement et ne peuvent pas être remplacés du jour au lendemain.
Il y avait comme une espèce de transe dans laquelle tout le monde était emportée. Puis cet enthousiasme s’est calmé et ce flou a commencé à céder la place à des visons plus claires et des solutions plus réalistes.

Le digital ne peut pas remplacer les gros systèmes du mois pour le moment, et là le bi-modal IT se présentait comme le Saint Graal qui permet aux entreprises d’avancer à double vitesse : maintenir les systèmes existants et se transformer pour rester dans la course.

Les entreprises continuent donc à maintenir et à travailler avec leurs outils tout en développent une couche communicante avec des applications et plateformes tierces en attendant la transition qui doit être douce mais rapide.

Alors pourquoi les entreprises éprouvent-elles de plus en plus le besoin de recruter en interne ?

Les entreprises ont vu leurs systèmes d’informations et solutions informatiques s’étendre et s’alourdir, ces systèmes font partie désormais de l’ADN de l’entreprise où tous les process et savoir-faire sont ancrés.
L’arrivée du digital a fait que ces systèmes, fermés sur eux même ou conçus en silos doivent s’ouvrir pour communiquer entre eux mais aussi avec des applications tierces et d’autres API.
La tendance c’est : internaliser tout ce qui a attrait au métier vu la complexité, l’indépendance de l’entreprise vis à vis de ces systèmes qui constituent plus que la pierre angulaire du business, l’ADN de l’entreprise.

Les entreprises ont fait donc le choix d’internaliser tous les projets qui touchent directement leur cœur de métier et d’externaliser le reste (s’il s’agit d’un projet ponctuel, la partie visible, intégration, etc).
C’est dans les projets où on n’a pas le droit à l’erreur au niveau des délais et de la qualité et où on ne peut pas compter uniquement sur les compétences internes qui ne peuvent tout maitriser
Aujourd’hui les entreprises ne font pas appel à nous pour le simple argument d’économie de coûts.
Les marques, startups et éditeurs sont désormais conscients qu’il faut s’ouvrir à d’autres plateformes, de se rapprocher des clients et qu’ils doivent ajouter cette couche de communication visible qui à l’air simple mais qui demande un grand travail de développement de mise en place d’architecture solide, robuste et à la fois flexible et évolutive.
Prenons l’exemple de l’autorité de la santé de Dubai (Dubai Health Authority) avec laquelle nous travaillons depuis des années sur d’énormes projets en mode forfait et qui a une équipe interne qu’elle a souhaité renforcer par des ingénieurs de Proxym on site.
Il s’agit d’un modèle hybride que l’on voit de plus en plus chez les organisations qui se sont attaqués au changement.

Cela veut dire que la transformation numérique implique aussi un changement organisationnel et changement dans le rapport avec les partenaires historiques qui doivent assurer le support le conseil, la flexibilité et l’accompagnement: c’est dans ces terrains où nos clients nous attendent.

Quel est le positionnement de Proxym dans ce paysage mouvementé:

Proxym continuera d’être là où le marché va nos orientations stratégiques sont dictés par les innovations technologiques en matière de développement ou d’impératifs de flexibilité. Un positionnement qui se traduit par des déclinaisons nouvelles d’offres existantes ou la création de nouvelles offres.

Nous avons toujours su pivoter à temps en suivant de près le pouls du marché.

L’être humain s’habitue à tout”. “Au début, tu rebondis sur les murs, c’est génial, raconte-t-il de ses premiers pas dans l’espace. Puis au bout d’un moment, cela devient ton environnement normal. Thomas Pesquet.

C’est le cas de Proxym on s’adapte à tout quoique rebondir pour une entreprise n’est pas toujours aussi facile et nécessite une conduite de changement bien maitrisée et pour y arriver nous devons agir comme une unité qui croit aussi bien en le partage de la force que la force du partage pour défier la loi de la physique, de l’économie, et de la technologie. Mieux encore faire d’elles notre force.

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