Article dédié à la Startup Nation

[Startup] Développer son produit : Par où commencer?

L’accessibilité du marché du digital: un cadeau empoisonné

Le marché du produit digital (application, logiciel, SaaS, etc) n’a jamais été aussi accessible et inclusif. C’est ce qui le rend si unique mais c’est aussi son plus grand défaut, dans la mesure où il accueille ceux qui ne sont pas assez prêts et ceux ayant des idées mal pensées.
La preuve, 90% des tentatives échouent. De quoi donner froid dans le dos pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure.
Pendant toutes les phases de création de startup, tout est question de choix à faire. Échouer ou réussir n’est autre que la somme des choix pour lesquels on a opté.
Beaucoup ont tendance à confondre entre fonder une startup et créer un produit. Le dernier n’en est qu’une étape –certes fondamentale- mais cela reste une étape du processus de création de la startup.
A travers ce guide nous essayerons de mettre sous les projecteurs ce type de clichés et trappes à éviter ainsi que des conseils et  cas pratiques.

The secret of getting ahead is getting started. The secret of getting started is breaking your complex overwhelming tasks into smaller manageable tasks, and then starting on the first one.  –Mark Twain, American Humorist and Author

So let’s get started!

 

Problem-Solution fit

Alors, tout commence par une idée. Il n’y a pas une bonne ou mauvaise façon d’avoir une idée. Parfois le hasard fait bien les choses et parfois on peut partir d’un besoin personnel que l’on a éprouvé et à quoi le marché ne répond pas.
Donc l’essentiel est de partir d’un problème bien défini, et d’être capable de le résoudre efficacement à travers votre solution.
Parfois la solution en question tient sa promesse en terme de résolution de la problématique, mais soit elle en crée d’autres, soit elle nécessite un investissement considérable en temps, outils pour l’accompagner, etc. C’est la raison derrière l’échec de 42% de startups qui ont tenté de résoudre des problèmes intéressants au lieu de s’attaquer aux besoins concrets de leurs cibles.

“The value of an idea lies in “the using” of it.” – Thomas Edison, General Electric Co-founder

 

En d’autres termes, il faut commencer par avoir un aperçu général du produit qui vise à comprendre ce que vous souhaitez VENDRE et non pas développer ou construire.
Les jeunes entrepreneurs doivent arrêter d’avoir cette vision “romantique” et “artistique” de leurs œuvres, car ce sont les seuls à les voir de cet œil bienveillant. L’art est dans les musées et les seul musées qui puissent accueillir leurs chef-d’œuvre sont les Marketplaces.
Cette vision de la vente permet d’impliquer dès le début le marketing et les sales et d’inclure leurs perspectives dans la phase du développement du concept, du design et de l’offre.
Nous allons prendre comme exemple tout au long de ce billet une solution qui permet de transférer des fichiers de grande taille.

No more romanticizing about how cool it is to be an entrepreneur. It’s a struggle to save your company’s life – and your own skin – every day of the week. – Spencer Fry, CarbonMade co-founder

Remplacer “I have a dream” par “I have a vision”

A ce stade vous mangez, respirez et rêvassez de votre projet. Le plus important c’est d’en avoir une vision bien claire et translucide.
Il faut aussi à ce stade penser « big picture » c’est à dire avoir une vision business et non pas features.

C’est à ce moment-là que vous devez construire le fameux MVP (Minimal Viable Product). Il s’agit de l’incarnation et la cristallisation de toutes les discussions informelles et les sessions de brainstormings, etc.

Mais avant cela il faut construire une vision et une représentation partagée et commune de la solution.

Wonder what your customer really wants? Ask. Don’t tell.  –Lisa Stone, BlogHer Co-Founder and CEO

Voici quelques questions qui peuvent aider à tisser cette vision 🙁 Q=question, C= Contexte)

Q: Quel est le nom du produit    C: Choisir un nom pour faciliter les discussions avec les partenaires
Q: A quelle Catégorie appartient le produit?  C:  CRM/ application/ réseau social, etc
Q: Pour qui ?   C: Utilisateur typique / idéal
Q: A quel besoin répond-il ? C: Les besoins (business/daily pains) les plus importants
Q: Quels sont les bénéfices du produit ?
Q: Quelle est l’alternative au produit?   C: Comment les utilisateurs sont en train de faire actuellement pour répondre à leurs besoins
Q: Qu’est-ce qui différencie votre produit des concurrents?  C: Analyser les offres concurrentes et déterminer les USP (unique selling points).
Par exemple, à ce stade vous devez être capable de dire que vous souhaitez mettre sur le marché une application mobile pour compresser et transférer les images volumineuses en haute résolution sans perdre de la qualité entre les utilisateurs. Cette appli s’appelle pic-it. Pic it se distingue de la concurrence de sa rapidité sans compromettre la qualité, et est accessible sur mobile.

Processus de développement
MVP:

Votre idée est validée et c’est le moment de passer au fameux MVP (Minimum Viable Product). En général il y a deux approches :

Honda Now Rolls Roys later: Tout le focus est porté sur “le go live”. L’important ici est d’avoir un prototype qui tourne et qui permet d’illustrer la raison d’être du produit, et de se projeter dans l’avenir en imaginant les améliorations possibles.

Je vise la perfection: Il s’agit de vouloir sortir une version irréprochable du produit.
Mais il faut avoir en tête qu’un produit ne sera jamais fini et que les décisions à ce stade pourraient générer des fardeaux à trainer longtemps après, et risqueraient de ralentir voire de mettre en péril le projet.
C’est l’étape durant laquelle il faut avoir une architecture initiale bien claire et simple et d’être capable de voir l’évolution du produit dans le temps (l’évolution de v 1.0 à v2.0 à v3, etc).
Cela doit être mis noir sur blanc sous forme d’un plan de 2-3 ans.

Waiting for perfect is never as smart as making progress. –Seth Godin, Author

Les spécifications du produit : ou comment faire les bons choix…

Le “Kiss mindset” a fait ses preuves : keep it simple and stupid

Le choix de la plateforme : IOS ou Android : il faut choisir l’un ou l’autre, il faut toujours partir de votre cible et opter pour la plateforme la plus populaire chez elle.

Coding et langage : il faut choisir un langage évolutif qui supporte les éventuelles mises à niveaux et améliorations du produit.

Design /UI/ UX : design et dev ne signifient pas la même chose. Il faut penser sérieusement au design sans pour autant ralentir le développement.

Développement Inhouse vs Outsourcing :

Vous êtes un fondateur avec un background business :
Vous pouvez penser à chercher un co-fondateur avec un background technique.
Ce dernier peut en concordance avec la vision assurer l’architecture technique et faire les choix techniques et même le MVP.
En revanche, avec le temps, le produit doit évoluer et l’équipe doit s’agrandir.
Vous êtes un fondateur avec un background technique :
Construire une équipe semble être un choix judicieux. Simplement comme un loup solitaire, seriez-vous capable de surmonter tous les challenges techniques inhérents à votre projet et avez-vous la maîtrise de tous les aspects de développement?

There’s nothing wrong with staying small. You can do big things with a small team. – Jason Fried, 37signals founder

Quel que soit la réponse il faut aussi penser aux moyens de construire une équipe.

Généralement on, dit : “do what you do best and hire the rest.”

L’externalisation : si vous échouez à vous préparer, vous vous préparez à l’échec

Si vous ne souhaitez pas faire partie de l’encyclopédie des « failures stories » de l’outsourcing, il faut bien se préparer avant de se lancer car, sans conseils, planification et gestion adéquats, les projets d’externalisation peuvent échouer.
Avec beaucoup de risques d’échec et beaucoup d’avantages, une approche de « tough love » semble la meilleure pour une telle relation.
Voici les étapes par lesquelles il faut passer afin de réussir ce choix.

1. Définir les objectifs

Une stratégie réussie d’externalisation commence par des objectifs clairement définis et mesurables. Les objectifs expliquent les raisons d’un programme d’outsourcing, éclairent sa valeur commerciale et fournissent un cadre de travail permettant de décider avec quel fournisseur travailler, quel modèle d’externalisation utiliser, quels projets externaliser et quels niveaux de risque assumer. Les objectifs fournissent également le contexte dans lequel évaluer la réussite ou l’échec de votre stratégie. Les objectifs mesurables sont les événements et les indicateurs fonctionnels par lesquels la direction peut suivre les progrès, prendre des mesures correctives et anticiper les performances futures (Un objectif bien établi, par exemple, pourrait être: plafonner le coût de développement à XXX € tout en augmentant la productivité de X%)

In between goals is a thing called life, that has to be lived and enjoyed.  –Sid Caesar, Entertainer

La vérité est que l’outsourcing n’est pas la solution à chaque problème ou opportunité d’entreprise. L’instauration d’une stratégie offshore sans objectifs commerciaux soigneusement définis, peut entraîner des décisions de gestion ambiguës ou mal calculées, des KPI incertains et une valeur commerciale non réalisée. En effet, une stratégie de sous-traitance non ciblée ou mal gérée peut entraîner une augmentation des coûts informatiques, un gaspillage de ressources et des opportunités commerciales perdues.

Evaluer votre état de préparation consiste à déterminer dans quelle mesure vous pouvez représenter votre performance de base actuelle en utilisant les mêmes indicateurs que vous prévoyez d’utiliser pour mesurer vos performances futures. Cela fournit non seulement un point de référence pour les mesures à venir, mais aussi et surtout, les paramètres importants pour atteindre des objectifs business spécifiques.

2. Identifiez les fonctions qui devraient être sous-traitées

L’externalisation peut ne pas toucher toutes les fonctions. Chaque opération devrait être analysée et évaluée en termes de qualité, de rentabilité, et d’autres considérations telles que la confidentialité. En d’autres termes il faut s’assurer d’externaliser les fonctions dont l’entreprise sous-traitante est capable de gérer mieux, plus vite ou moins cher.

3. Élaborer une demande de propositions (DP) écrite

Plus connue sous RFP (Request for proposal), c’est une étape déterminante du succès du projet d’externalisation, pourtant souvent négligée ou sous-estimée. Une demande de proposition mal rédigée est probablement la plus grande source de confusion et serait à l’origine des problèmes entre les acheteurs et les sous-traitants (vendeurs). Parfois, non seulement l’entreprise a du à mal rédigé ce qu’elle souhaite réaliser, mais elle a peu d’idée sur ce qu’elle veut ou en a besoin. Quand l’entreprise est consciente de ce manque de clarté dans la vision, le partenaire sous-traitant a beaucoup à apporter en termes d’expériences dans son domaine d’expertise pour aider à mettre en place une vision et objectifs communs.
Le degré de détail devrait être tel que si vous demander une application qui permet de transférer des photos ou images, il faut être capable de préciser le nombre d’images par seconde, la performance, la taille de l’image et sa résolution. Pour ce faire il faut être capable de distinguer entre les vrais besoins et les désirs (les must/shall vs may/can).

4. Définir la nature et la portée du contrat / travail

Après avoir identifié les fonctions à externaliser, l’entreprise devrait être aussi précise que possible en indiquant exactement ce qui doit être accompli au sein de chaque fonction, y compris les normes écrites et spécifications, et les KPI de performance. Par exemple:
Si le serveur tombe en panne, il doit être mis en place dans les deux heures, sauf si il y a un incident catastrophique comme une attaque externe, etc.

5. Sélectionner les sous-traitants qui devraient figurer sur la liste de la DP

Parmi tous les sous-traitants possibles, l’entreprise devrait réduire la liste à trois ou cinq prestataires qui fourniront probablement les meilleures solutions. Il s’agit ensuite de vérifier leurs références, considérer leurs antécédents et visiter leur sites – tous avant de leur offrir une chance de soumettre une proposition. Il est conseillé de ne considérer que les prestataires qui ont réussi des projets similaires.
Il faut également être capable de déterminer si un seul sous-traitant est capable d’assurer toutes les fonctions externalisées. A défaut il faut être capable de déterminer quelle combinaison de sous-traitants est nécessaire pour fournir la qualité et le niveau de service requis. Il faut dans ce cas-là penser à l’interaction et la collaboration entre les sous-traitants et la façon optimale de gérer cette équipe.

6. Évaluez les propositions

Une fois que l’entreprise ait reçu les propositions, une analyse et une évaluation des solutions, avantages stratégiques les risques impliqués doivent être menées.
D’autres considérations incluent:
• Les sous-traitants ont-ils une bonne solution? Peuvent-ils gérer le process mieux que l’entreprise?
• Ont-ils été assez précis dans leurs réponses aux besoins et objectifs de l’entreprise ?
• Ont-ils répondu à tous les points de la DP? Quel est le degré de personnalisation ?
• Quels sont les coûts impliqués ?
• Est-ce que leur culture correspond à celle de l’entreprise ? Est-ce que ces gens sont capable de travailler avec l’entreprise pendant une longue période et ont-ils assez de volonté pour accomplir des objectifs communs ?
• Le prix est-il juste ?

7. Traiter l’achèvement du projet, y compris les problèmes d’externalisation et services supplémentaires

Il s’agit dans cette étape de traiter la relation avec le fournisseur du service. C’est comme un mariage dont le management est la clé du succès.  Il faut savoir que les changements dans les exigences et la demande sont inévitables. Il est très commun de voir surgir des demandes non attendues ou des difficultés non prévues pouvant être à l’origine de développement supplémentaires. Il faut faire preuve de flexibilité des deux cotés et traiter les problèmes d’une manière non accusatoire. Et dans ce cas si la confiance fait défaut le navire ne pourra pas survivre au naufrage.

Autres aspects importants à prendre en considération

Négocier le prix final, y compris les frais, les paiements et la durée.
Se mettre d’accord sur la fréquence et les données présentées dans le Reporting
Propriété intellectuelle, indemnité, garanties , etc
Définir les permissions, les accès et les gages de sécurité.

Et finalement…

Never, never, never give up.  –Winston Churchill, British Prime Minister

Comment Proxym a accompagné Betterise pendant 5 ans

Betterise est une Startup Française qui propose une plateforme digitale (web et mobile) connectée et intelligente au service de la santé dans la vie et au travail. L’application se nourrit d’un algorithme basé sur une approche scientifique conçue en concertation avec des experts et médecins sous la direction du Dr. Michel Cymes.

Le modèle d’externalisation de Betterise : D’une application mobile à une plateforme de health tech

Le noyau fondateur de Betterise est composé de 3 personnes. Le reste de l’équipe fait partie de prestataires externes. Après la validation de son concept sur le marché, les fondateurs ont choisi dès le début de faire appel à un partenaire externe pour le développement de l’application. Le choix de proxym a été basé sur des expériences antérieures réussies dont l’un des fondateurs était le témoin.
L’application était développée uniquement sur IOS (start small) car l’objectif était de mettre sur le marché rapidement l’application afin de collecter le feedback des utilisateurs.
Le business model a été peaufiné avec le temps jusqu’à ce que la jeune pousse avait compris qu’il faut s’adresser aux entreprises et non pas aux utilisateurs finaux.
Pour le choix de ce qui peut être externalisé, Betterise a choisi de garder quelques fonctions en interne notamment le design et l’UI.
En l’espace de 5 ans Betterise a pu marquer à son actif 8 applications mobiles et dispose désormais d’une plateforme de health tech.
Le modèle d’externalisation est passé d’un modèle basé sur un projet à celui basée sur une équipe dédiée.
Face à des dilemmes comme celui du « go to market » rapide tout en gardant une qualité du déploiement, l’équipe technique à proxym a développé une maitrise du produit et a proposé des solutions liées à l’architecture afin d’accélérer le développement d’autant plus que la Start up envisage de développer 8 autres applications d’ici 2019.
Découvrez la sucess story de Betterise.

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