DF comme Digital Factory, DF comme Digital Fever

Créer sa Digital Factory: Pourquoi et comment?

Pour qui on aménage les nouveaux locaux ? Qui sont ces hipsters qui envahissent le sous-sol?
D’où viennent ces éclats de rire et ces bruits de discussions enthousiastes ?
Qui sont ces nouvelles recrues qui s’activent énergétiquement dans cette fourmilière au nom qui doit faire allusion à une tendance qui nous vient des pays anglo-saxons.
C’est le type de questions que les employés d’une entreprise qui, s’apprête à ou qui a déjà mis en place sa DF en interne, ont tendance à se poser.

DF Comme Digital Fever, DF comme digital factory?

DF comme Digital Factory

DF comme Digital Factory évidemment, quoique, cette usine digitale –si on doit traduire le terme littéralement – est un indicateur que l’entreprise ait attrapé le virus du numérique et que ce dernier l’ait rendu fiévreuse. Il s’agit de la façon la plus rapide et la plus simple de passer d’une idée/ un concept à une réalité (produit – service) et ce en mettant à l’input les 4 composantes principales formant le PACT à savoir : des Personnes, des Actions, des Collaborations et de la Technologie.

Il s’agit d’une usine à fabriquer des assets digitaux sans pour autant être le “jumeau” ou le “clone digital” de l’entreprise mère. C’est une entité agile et collaborative qui a plus de marge de manœuvre par rapport aux “processes” établis  et avec des gens aux compétences multiples réunis dans un espace qui favorise la circulation et le partage des idées avec un mindset commun “le client.. est le centre d’inertie”.

DF comme Digital Fever

Pour rester dans le champ lexical viral, une organisation qui a mis en place sa digital factory, s’apprête à le faire, ou commence à aborder le sujet devant la machine à café ou au fond des couloirs, est une organisation en transition. Elle a compris que le digital est là, et que son système immunitaire n’est pas génétiquement programmé pour y résister.
Alors l’entreprise, fiévreuse, entre en transe, cherche les meilleurs moyens pour réussir sa transformation.
Vous l’aurez donc compris, le premier pas vers la “guérison” est d’être attentif à ces “symptômes” et de chercher les bons “remèdes” aux causes qui les auraient provoqués.

Quand l’entreprise est prise par la fièvre du digital!

Une digital factory c’est symptomatique d’un besoin interne de transition qui se traduit par un dynamisme visible.

En chiffres voici l’étendue de l’épidémie en France: (Source OCTO)

16% To do
43% En cours
35% Fait
6% Pas dans les priorités

Et voici Les premiers retours par rapport à l’implémentation:

20% très satisfaits
43% satisfaits
28% pas satisfaits
9% pas du tout satisfaits

Une Digital Factory pourquoi et comment?

Pourquoi?

Selon Forrester 60% des projets de transformation digitale échouent.

1/3  des entreprises à travers le monde ont déjà abandonné un projet numérique entre 2015 et 2017 (Fujitsu)

Le coût moyen de cet échec par entreprise s’élève à 423.000 euros (Fugitsu)

La réalité derrière ces chiffres:

Les organisations avec les structures actuelles et les systèmes d’héritage (legacy systems) sont non adaptées pour répondre rapidement et efficacement aux enjeux du moment et aux besoins des clients.

Les projets digitaux sont différents des projets informatiques de par leur aspect transversal qui nécessite des collaborations entre les différentes parties prenantes du projet et de placer le client au centre de toute action.

Développer un nouveau produit ou service en suivant les anciens processus prend entre 1 et 3 ans. Entre temps, les préférences des clients peuvent changer considérablement et de nouvelles attentes peuvent surgir.

Les millefeuilles ont cédé la place aux donuts: autrement dit la circulation et la séparation des flux des informations de donnée en couches séparés (des silos) n’est plus un modèle adopté. Désormais les flux des données sont circulaires et plus denses.

 

La transformation digitale serait donc la rougeole du 21 ème siècle. Elle est inévitable et tout le monde finira par la « chopper » au moins une fois dans sa vie. D’ailleurs, même “les transformers” se transforment. Prenons l’exemple de Siemens qui se positionne comme leader dans ”l’automatisation des usines”.  Au sein de l’entreprise ils ont constaté que même l’automatisation a ses limites et qu’on arrivera rapidement à saturation dans la mesure où le ratio argent dépensé – productivité gagnée est très déséquilibré d’où le besoin de se réinventer rapidement et constamment.
La DF permet d’accélérer le changement, dans la mesure où, il est plus difficile de transformer des systèmes existants avec toute la résistance et l’inflexibilité de ces lourds héritages.

 

C’est une entité qui est là pour accompagner et permettre d’accélérer l’innovation et la transformation digitale de l’entreprise.
C’est une entité qui est là pour suivre le rythme du marché, co-construire des produits et services avec les clients et réduire le time to market sans renoncer à la fiabilité et la robustesse des livrables.
C’est une entité qui est là pour développer de nouvelles méthodes de travail :
C’est une entité qui est là pour tester de nouveaux concepts, de nouvelles idées difficiles à tester au sein de l’organisation mère.
Il s’agit de réaligner les objectifs, les hommes les outils de façon à ce que cela reflète le changement permanent.

 

Comment?

Préparer son organisation pour une mutation génétique : s’adapter ou mourir prend tout son sens au premier et au second degré.

La question qui a lieu de se poser ici est: Comment s’organiser pour de meilleures collaborations et de meilleurs résultats ? Construire une Digital Factory n’est en soit pas si compliqué puisque au niveau de l’organisation il est plus facile de construire quelque chose de nouveau plutôt que d’essayer de changer un système qui fonctionne encore et qui a fait ses preuves, mais qui est tout de même voué à la disparition prochainement.

La technologie et les talents le cœur battant de la DF

Le Digital et la technologie sont deux faces de la même monnaie. Pour réduire le “Time de to market” et accélérer la croissance, il faut que l’on puisse être capable de transformer les idées en produits/services et récupérer les retours rapidement. L’idéal serait de mettre du code en production tous les jours, voire toutes les heures. A ce stade les méthodes solides feront toute la différence:  tout doit être construit autour des principes de l’agilité , du cloud , DevOps, etc. Il faut être capable d’apprendre très rapidement car tout évolue très vite.  Pour cela , il faut trouver les bonnes personnes qui partagent la même vision et qui sont capables de pivoter à mi-chemin et de rebondir après les échecs. Il faut trouver des Thinkers mais surtout des Makers.

Or, il faut de nombreux mois pour trouver et mettre sur les rails des ressources opérationnelles avec un état d’esprit novateur, agile et une vision holistique du projet. Il faut donc être capable d’attirer des profils multi-disciplinaires et les motiver à faire partie de l’aventure.

Ce n’était pas la première difficulté à la quelle on pensait en planifiant un projet il y a 10 ans. Au cours de ces dernières années, en revanche, attirer les bonnes ressources est devenu un enjeu majeur auxquelles toutes les entreprises sont confrontées. C’est un facteur qu’elles doivent subir à cause de la conjoncture mondiale et ce même si elles disposent du budget nécessaire.

Le dilemme : La digital factory…Un luxe hors de prix?

Avant de s’embarquer dans une aventure aussi coûteuse, il faudra tout d’abord tester si cela fonctionne.
Pour reprendre toujours l’exemple de « manufacturing », comment pourrait-on tester s’il est possible ou facile de produire/fabriquer un produit si on n’a pas l’usine pour, si on n’a pas la chaine de production ?

Mais encore une fois, ce n’est pas uniquement une question de budget ou de moyens financiers, le chemin vers la digital factory est semé d’embûches. Il peut s’apparenter à un jeu de stratégie où le hasard n’a pas vraiment sa place.

Jouons à un Jeu de carte

Pour répondre à la question, nous allons changer de décor et d’ambiance. Nous allons mettre de côté les blouses blanches et remplacer cet air sérieux par un air décontracté car nous allons jouer à un jeu de carte. Pour remporter le jeu de carte de la Digital Factory il vous faudra évidemment une bonne main et une bonne stratégie de jeu.

Alors voici donc les cartes dont vous aurez besoin et qui constituent les éléments du PACT

– Stratégie et vision : c’est la carte à garder tout au long du jeu, c’est une carte à posséder dès le début et il ne faut pas s’attendre à l’acquérir par chance au cours du jeu.

– Le budget et le financement : Il faut avoir cette carte pour avoir un droit d’entrée à ce jeu. Cette carte déterminera par la suite le degré de liberté et les tactiques à envisager. Avec un budget restreint, la marge de manœuvre rétrécit
– Une équipe, des compétences : c’est parmi les cartes les plus rares et les plus chères. Trouver une équipe qui possède les bonnes compétences complémentaires, pluridisciplinaire, qui croit au projet. vous avez besoin de thinkers, de makers et de doers…c’est une carte gagnante à avoir absolument.

L’existance de ces ressources est une une condition sinéquanone à la réussite  de la DF qui est construite autour de personnes qui partagent cet état d’esprit “customer first” avec des méthodes novatrices et une exécution rapide.

– Méthodes et processes: Rappelons-nous que l’objectif est de raccourcir le time to market. Le temps de mettre en place de nouvelles méthodes peut être complètement contre-productif.

– Collaborations: c’est un autre élément du PACT. Une DF doit s’ouvrir à tous les départements à l’intérieur de l’entreprise mais aussi et surtout envisager des collaborations avec l’écosystème dans lequel elle évolue.

– Socle technique solide: Il y aura besoin d’un socle simple flexible et rapide à mettre en place.

Il est difficile pour une PME de disposer de toues ces cartes “entre les mains”. Et c’est là où il faut penser à jouer des cartes stratégiques et employer des jokers à placer à défaut des cartes requises.

– Joker : cette carte peut remplacer les cartes manquantes chez l’entreprise. C’est une carte qui représente les éventuels partenariats

Proxym: Your digital Joker

Le marché, change et les besoins des entreprises évoluent. Nous sommes conscients de cette réalité et nous nous adaptons à notre tour en fonction de ces nouveaux modèles économiques et modes de survie des entreprises.

Nous accompagnons de plus en plus la transformation digitale des entreprises dans ce fameux rôle de joker. C’est à dire nous n’intervenons pas uniquement en tant qu’exécuteurs d’un projet avec un cahier de spécifications préparé à l’avance mais nous essayons, dans une logique de partenariat, de pallier aux éventuels besoins en ressources, en compétences (avec un modèle de placement, d’externalisation ou hybride), et ce en mettant à disposition notre expertise en matière de méthodes et “processes” d’agilité, d’architecture et en offrant un socle technique solide et évolutif.

Plusieurs entreprises choisissent désormais ce modèle de transformation et de jouer la carte du joker dans ce jeu que le digital nous oblige tous à jouer.

L’évolution de la Digital Factory

Dans le monde numérique la seule constante est le changement. La DF est là aujourd’hui pour riposter à ce besoin de changement rapide et constant. Cette entité indépendante va aussi se développer et évoluer. Cette évolution si elle atteint un certain niveau de maturité,  peut atteindre une taille critique et un tel degré de complexité qui l’oblige à devenir une entreprise indépendante….To be continued!

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